La scène culturelle marocaine perd l'une de ses figures de référence avec la disparition de l'historien Hamid Triki, survenue jeudi 30 juillet 2026 à Casablanca, à l'âge de 82 ans. Safiot de naissance et Marrakchi de cœur, il laisse derrière lui une œuvre scientifique importante ainsi qu'un engagement constant en faveur de la préservation du patrimoine national, particulièrement à Marrakech.
Selon les éléments rapportés, son nom reste étroitement associé à la valorisation de l'histoire urbaine et culturelle de la ville ocre. Ses travaux et ses interventions ont contribué à documenter des pans entiers d'un héritage local qu'il considérait comme un bien collectif à protéger et à transmettre.
L'hommage qui lui est rendu s'inscrit dans une reconnaissance plus large de son rôle auprès des milieux culturels et patrimoniaux. Triki figurait parmi les chercheurs et observateurs qui ont consacré une part essentielle de leur activité à l'étude du passé marocain, avec une attention soutenue pour Marrakech et pour les formes de mémoire qui s'y rattachent.
Son parcours a également été marqué par un intérêt constant pour la sauvegarde des repères matériels et immatériels de la ville. À travers ses publications et son action, il a participé à la constitution d'un récit historique mieux documenté, nourri par la recherche, la transmission et la défense des sites, des traditions et des expressions culturelles.
Cette disparition intervient alors que Marrakech occupe une place centrale dans les débats liés à la conservation du patrimoine. L'œuvre de Hamid Triki apparaît, dans ce cadre, comme une contribution durable à la connaissance d'une cité dont il a suivi les évolutions avec fidélité et exigence intellectuelle.
Les réactions suscitées par sa mort témoignent de l'estime attachée à sa trajectoire. Au-delà du champ académique, son nom demeure lié à une conception de l'histoire fondée sur la rigueur, l'attention aux sources et la responsabilité envers les générations futures.
Hamid Triki laisse ainsi l'image d'un historien pour qui l'étude du passé ne relevait pas seulement de la recherche, mais aussi d'un devoir de conservation. À Marrakech comme dans les cercles culturels marocains, son apport restera associé à la défense d'une mémoire que beaucoup considèrent désormais comme l'une de ses principales héritières.


